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Santé Mentale

Les problèmes de santé mentale sont une réalité quotidienne pour des milliers de Québécois et leurs proches. La maladie, les traitements médicaux et psychiatriques ont souvent des ramifications juridiques. Dans ce domaine particulier, les avocats jouent un rôle crucial afin de faire respecter les droits et libertés fondamentaux des personnes souffrant de problèmes de santé mentale.  

En règle générale, tous et chacun ont le droit d’accepter ou de refuser de recevoir des soins de santé. Ce choix doit être libre et éclairé. Toutefois, il arrive que des citoyens ne soient pas en mesure de faire ce choix si important.  

Les demande de garde en établissement sont les demandes les plus fréquentes en matière de santé mentale. Mieux connues sous le terme de «P-38», les gardes en établissements se divisent en trois types. La garde préventive est le processus judiciaire sous lequel les établissements de santé sont autorisés à garder une personne dans leur établissement, sans l’autorisation préalable d’un juge, quand un professionnel de la santé juge qu’elle représente un danger grave et immédiat pour elle-même ou pour autrui en raison de son état mental. Ce type de garde ne peut durer plus de 72 heures. La garde provisoire quant à elle, est un véhicule juridique qui permet, après autorisation judiciaire, de garder une personne en établissement le temps qu’elle soit évaluée par deux psychiatres qui rendront un rapport quant à leur opinion sur la dangerosité que représente la personne mis en cause. Finalement, un juge peut décider d’autoriser une mise sous garde, soit une garde à plus long terme, si les deux rapports psychiatriques rédigés pendant la garde provisoire concluent que la personne gardée en établissement représente toujours un danger pour elle-même ou pour autrui en raison de son état mental et qu’il est nécessaire de la garder en établissement pour une durée ne pouvant dépasser 90 jours.  

Un autre type de procédure juridique qui a un impact sur la liberté de choix des personnes atteintes de problèmes de santé mentale est l’ordonnance d’autorisation de soins. Les soins peuvent comprendre notamment les interventions médicales, la prise de médication et l’hébergement en milieux adaptés. Ce type d’ordonnance judiciaire est demandé par les professionnels de la santé lors qu’un patient majeur n’est pas capable de consentir seul aux soins de santé et qu’il refuse catégoriquement les soins proposés. Le juge peut rendre une telle ordonnance que si l’établissement de santé qui en fait la demande prouve que le patient est inapte à consentir et qu’il refuse catégoriquement les soins proposés. Règle générale, le patient doit être représenté par un avocat lors cette procédure. Si le tribunal estime que le patient non représenté par avocat est inapte, il doit lui faire nommer un avocat d’office. L’établissement qui fait la demande d’ordonnance de soins doit prouver l’inaptitude à consentir du patient, le refus catégorique des soins proposés, la nécessité de ces soins pour le patient et que les avantages des soins proposés sont plus importants que les risques qui y sont associés. 

Il est possible de contester ces différentes procédures judiciaires et nos avocats se dédierons entièrement à faire respecter la dignité et les droits fondamentaux des personnes étant aux prises avec des problèmes de santé mentale. 

Droit de la famille

Le droit de la famille est un domaine très vaste régissant l’ensemble des relations entre les membres d’une même famille. 

Lorsque les gens mariés désirent mettre fin à leur union, une demande en divorce est nécéssaire et, en plus de la garde et de la pension alimentaire concernant les enfants, toutes les questions relatives au partage du patrimoine familial et au régime matrimonial doivent être traitées, De plus, certains autres recours s’offrent aux époux tels que les demandes pour l’obtention d’une prestation compensatoire et pour la fixation d’une pension alimentaire entre époux. 

Dans certains cas, des demandes en provision pour frais peuvent être effectuées à la Cour lorsqu’un époux ne peut assumer ses frais de représentations, le tout sous réserves de certains critères, dont la complexité du dossier. 

Pour les conjoints de faits désirant se séparer, une demande en garde d’enfants et en fixation de pension alimentaire pour enfants peut être déposée. Si les conjoints avaient des biens dont la propriété ou le partage demeure litigieux, une demande à cet effet peut se faire à même la demande de garde et de pension alimentaire depuis les modifications 

apportées au Code de procédure civile du Québec qui sont entrées en vigueur le 1er  janvier 2016. 

Tout jugement rendu en matière de garde d’enfants, de fixation de pension alimentaire pour enfants ou pour époux n’est jamais immuable. Lorsqu’un changement significatif survient dans la situation des parties, une demande en révision de la garde, des droits d’accès ou de la pension alimentaire peut être soumise au Tribunal. 

Toute décision rendue en matière familiale est régie par l’article 33 du Code civil du Québec qui prévoit que « les décisions concernant l’enfant doivent être prises dans son intérêt et dans le respect de ses droits ». Nonobstant la position des parties, le Tribunal devra rendre une décision dans l’intérêt des enfants et non dans l’intérêt de l’un ou l’autre des parents. 

Le droit de la famille comprend également les questions de filiation, notamment la reconnaissance de paternité ainsi que toutes les questions touchant à l’autorité parentale. En cas de désaccord entre les parents sur une décision touchant un des attributs de l’autorité   parental, le Tribunal, lorsque ce sera justifié, pourra se substituer aux parents et rendre une décision dans l’intérêt de l’enfant. Dans des cas spécifiques, un parent pourra se voir déchu de son autorité parentale. Pour y voir plus clair, contactez un de nos professionnels qui saura vous guider de manière objective afin de gérer les conséquences de la fin de votre union.